Ce samedi...

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Ce samedi, de cette semaine, ce qui veut dire hier, il y a vingt-quatre heures, soit mille quatre cent quarante minutes, soit quatre cent soixante quatre mille secondes, soit ----------- millisecondes, etc.

Bref, ce jour là durant l’après-midi, je suis allé visiter l’exposition Made in Paris qui se déroulait à Paris ^^, cette expo présentait les meilleurs travaux des élèves des quatre plus prestigieuses écoles publiques d’arts appliqués de la capitale, c’est à dire Boulle, Duperré, Estiennes et Olivier de Serres.

Outre un voyage en RER qui a demandé une demi-heure à l’allée ( et devinez combien au retour ^^ ), le lieu de l’expo a été facile à trouvé, en plus il pleuvait, zé été tou mouilléé.

Je dois dire qu’au départ j’étais assez excité de découvrir les créations, j’en avais entendu dire que des choses merveilleuses : « les créations sont suspendues au-dessus du sol, flottant dans les airs », enfin des trucs du genre. Et au final, j’ai trouvé tout ça… mais c’était pas si impressionnant que ça en avait l’air. ^^

Je me disais que le bâtiment qui abritait l’expo devait être assez grand, majestueux, spacieux… enfin bref que c’était les WC à Jupiter. Bin j’ai été déçu : t’avais un portail, fermé, avec une petite porte sur la gauche. Tu passes la porte, tu t’enfonces le panard dans une grosse flaque d’eau et à chacun de tes pas ta chaussure se met à couiner, discret dans le genre. Après, tu entres dans le lieu, tout de suite à gauche, et après tu arrives devant un grand mur où a été dressé un immense trombinoscope de tous les élèves des différentes écoles, éclairé par un projecteur ( malheureusement il n’y avait pas de numéro de téléphone à côté de chaque trombine, dommage, certaines étaient mignonne J).

De chaque côté de ce mur, il y avait une entrée. Je prend celle de gauche et tout de suite je vois de longues banderoles blanches qui font office de séparation entre les créas, sur les premières banderoles sont présentées les écoles et les diplômes à la clé dans les différentes disciplines.

 

Et alors, j’entre dans un dédale de voiles blancs, j’entends le clip de Grand Corps Malade sur ma gauche : un écran présentait les lyrics de la chanson, chaque mot, chaque phrase virevoltait sur l’écran blanc au rythme des paroles, le tout magnifiquement synchronisé et avec des effets que j’ai trouvé vraiment réussis : texte fondu, texte qui défile, zoom, apparition, etc. Si je me souviens bien, c’était un travail en typographie, mais je ne le jurerais pas car j’étais tellement absorbé par la lecture du « write clip » comme je l’aime à l’appeler, que j’ai totalement zappé la description.

Se côtoyait juste à côté un autre travail, un damier fait avec des images en noir et blanc, des extraits de grandes œuvres littéraires, etc. En voici une image :

 

 

Oh ! A droite de l’image, voilà le reflet de l’écran qui présentait le clip.

 

En continuant plus loin, tout près de la seconde entrée se trouvait un petit coin de verdure (artificielle) où était déposées des sortes de petites lampes qui diffusaient une douce lumière :

 

 

Malheureusement, le flash de l’appareil photo a supprimé la lueur qui s’échappait des lampes. L

 

En me retournant, je vois la maquette de la voiture du futur, ligne épuré, robe vive, un bon cru, mais est-il écologique ?

 

 

 

 

Juste à côté se trouvait le jeu de l’oie à la Candide, dont l’image ci-dessous laisse à rêver :

 

 

 

 

Juste après, il y avait un écran qui faisait défiler des extraits de court-métrages d’animation 3D faits par les élèves d’Estienne, Jingles que ça s’appelait, mais j’ai été vraiment impressionné par ce qu’ils avaient réalisé, tous étaient très bien fait, de bonnes idées, des décors recherchés. Certains étaient franchement « space » et d’autres colorés et sympathiques.

D’autres travaux qui m’ont interpellé : comme ces insectes « écrasés », réalisés avec du métal et autres matériaux.

 

 

Roland Garros était à l’honneur : 

http://img119.imageshack.us/my.php?image=img0457aa0.jpg

 

Des fossiles d’antan, du béton d’aujourd’hui, vous assemblez le tout et vous obtenez des Strates Paléobétoniques : 

 

Si si ! J’vous jure c’est un siège :

  

 

Etc… 

Et je n’ai montré que celles qui m’avaient vraiment frappé, mais il y avait également un bleu de travail couvert de dorures, de diamants, pierres précieuses, etc ( richesses factices évidemment, sinon j’aurais pioché^^ ), des meubles, une série de photo Comment porter ses vêtement ? A l’envers bien sûr ! Mais également une vidéo vraiment hilarante ( pour information il y avait toujours au moins une dizaine de personnes devant cet écran ) qui présentait un groupe de personnes qui, durant plusieurs dînés, s’adonnaient à des jeux : du genre « on lance un dé pour savoir de combien de siège on se déplace pour ensuite manger dans le plat devant soi », ou alors « une personne, assise sur les genoux d’une seconde personne, a les mains sous la table ; la deuxième personne a les yeux bandés et doit nourrir celui qui est sur ses genoux en coupant les aliments dans l’assiette… »

Enfin je vais pas tout vous dévoiler : l’Expo dure du 6 au 19 décembre au Réfectoire des Cordeliers, 15 rue de l’École de Médecine, Paris 6e, de 11h à 19h30 (métro Odéon ). Donc pour ceux qui sont dans les environs de Paris, allez-y ! Ça vaut le coup et c’est vraiment intéressant.

Par contre, les seuls défauts que j’ai retrouvé durant cette exposition, c’est déjà l’étroitesse des lieux : oui, la déco est bien, mais la salle doit bien faire quinze mètres de long pour six de large ; de plus, en regardant les murs on remarque bien la vétusté et la décrépitude des lieux et j’ai trouvé cela dommage par rapport au caractère assez innovant de certaines créations ( le jeu d’ombres et lumières dans la salle camoufle ce défaut, mais une fois qu’on remarque ce défaut, on finit par ne voir plus que lui), et enfin, dernier regret : le manque d’information sur les écoles. Personnellement, j’aurais bien aimé voir quelques représentants de ces écoles pour me renseigner, ne serait-ce que des élèves, mais personne. Des petites pancartes à côté des créas, une ou deux brochures sur les écoles et les études qu’elles préparent, mais sinon rien d’autre de très concret. Sur ce plan là c’est bien dommage.

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