Les brumes du passé, chapitre 1

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Zabuza : Les brumes du passé.

 

Chapitre 1 :

 

Le ciel était d’azur, quelques nuages d’un blanc immaculé grignotaient l’immense étendue céleste de leurs corps vaporeux. Le visage rond et chaud du soleil était suspendu dans les cieux comme un berger surveillant son troupeau de moutons. L’astre dardait ses doux rayons sur un chemin de terre battue. Deux rangées de poteaux électriques encadraient cette route de campagne que foulaient du pied deux ombres. Les deux voyageurs cheminaient l’un à côté de l’autre d’un pas tranquille.

Le plus petit des deux portait une longue tunique noire bordée d’un ourlet beige qui lui tombait sur les cuisses, un pantalon ample qui lui couvrait les jambes jusqu’aux mollets et une paire de tongs. En guise de ceinturon, une longue écharpe brune ceinturait sa taille et fermait son kimono, le bout de son châle pendait derrière son dos. Un lourd sac de toile pendait sur ses maigres épaules. Entre ses mains, l’enfant tenait un lapin au pelage blanc. L’animal, bercé par le mouvement du gamin somnolait. L’enfant devait avoir dans les dix, onze ans. Ses longs cheveux couleur de jais lui tombaient jusqu’à la taille. Quelques mèches encadraient son visage rond et sans défaut, il avait de grands yeux bruns et une bouche fine qui rendait son faciès plus efféminé. Bien que ses traits soient androgynes, c’était bien un garçon.

Son compagnon, plus grand que lui de deux têtes, portait une tenue de juunin : un pantalon en toile grise, un gilet dans les mêmes teintes lui couvrait le haut du corps et sur le côté gauche de son crâne brillait le bandeau aux quatre vagues, l’emblème du village de Kiri. Tout comme le jeune garçon, il portait sur ses épaules un sac de voyage. Mais accrochée horizontalement une immense lame pendait à sa ceinture. L’épée de deux mètres cinquante de long, poignée de comprise, la lame faisait soixante centimètres de large pour deux de long. Elle semblait lourde et encombrante, mais son propriétaire ne semblait pas souffrir de son fardeau. De son visage, on n’en voyait que la partie supérieure, le reste du visage était caché sous plusieurs bandes de tissus qui lui arrivaient jusqu’au nez. Le peu de peau qui dépassait de ses vêtements révélait chez lui une teinte cendrée qui tirait sur le gris. Ses yeux bruns ne possédaient pas de sourcils, seuls ses cheveux révélaient la couleur de sa pilosité, noirs comme les ténèbres.

Si le premier avait un air tout innocent, le second dégageait une aura sombre et inquiétante.

Tout à coup, le jeune garçon tourna son visage vers son compagnon.

-Où allons-nous Zabuza-san ?

L’homme fit rouler ses yeux vers son jeune ami.

-Vers l’Est...le pays de la brume n’est plus sûr pour nous, nous allons nous rendre au pays des vagues pour un petit moment Haku...le temps que sa se calme...

Haku regarda Zabuza d’un air triste et désolé.

-C’est en rapport avec l’assassinat du Mizukage...

A ces mots, les pas de Zabuza se firent plus lent. Le ninja fixa Haku d’un ton neutre, puis tourna son regard vers l’horizon.

-Lorsque je reviendrai, Kiri no kuni m’appartiendra, fit Zabuza solennel, ainsi que tout le pays.

Il s’arrêta et se retourna.

Au loin, un panache de fumée s’élevait dans le ciel. Kiri venait de se relever de sa nuit de flammes et de mort contre le clan Kaguya. Haku tourna son regard dans la direction que lui montrait Zabuza. Il ne put s’empêcher de penser au jeune garçon aux cheveux blancs qu’ils avaient rencontré sur le chemin.

Ce garçon...Il avait les mêmes yeux que moi avant de rencontrer Zabuza-san...J’espère qu’il va bien...

Une minute de silence venait de s’écouler comme une prière au village qu’ils avaient quitté. Puis Zabuza fit volte-face et continua son chemin. Haku surpris de son départ si soudain dut allonger le pas pour le rattraper.

Après un quart d’heure de marche, les deux voyageurs arrivèrent à l’orée d’une forêt dense. Sans une once d’hésitation, le déserteur entra dans le bois obscur. Haku hésita quelques secondes avant de s’engager.

Cette forêt est parfaite pour une embuscade...Et si les chasseurs de déserteur nous avaient rattrapé...ils pourraient nous y tendre un piège...

-Alors, tu viens ?! demanda Zabuza sur un ton autoritaire.

Pressé par le shinobi, Haku entra à contrecœur dans la forêt, les derniers rayons du soleil disparaissant derrière lui.

Le chemin était tout tracé, il n’y avait qu’à le suivre pour sortir de la forêt. Mais les arbres formaient un amas compact de branches et de feuilles autour d’eux, les immenses branches se dressaient au-dessus de leurs têtes comme un toit. Bien qu’on y voyait assez, Haku regrettait que le chemin ne soit pas mieux éclairé.

           C’est si silencieux...D’habitude, il y a beaucoup plus d’animation dans les bois, même les oiseaux ne chantent pas...

Malgré son malaise, Haku ne voyait pas Zabuza s’inquiéter, il marchait toujours du même pas, au même rythme. Il ne semblait pas s’alarmer de ce qui l’entourait, avait-il oublié qu’il était poursuivi ?

Haku sentait la sueur lui perler le front, l’animal qu’il tenait entre ses mains ressentait sa peur et commençait à s’agiter. Le jeune garçon chercha à le calmer, mais il ne parvenait pas à se rassurer soi-même. Chaque pas devenait comme un piège, tellement que Zabuza avait déjà prit de l’avance. Haku accéléra le pas cherchant à rejoindre son compagnon.

-Arrête de traîner Haku...

-O...oui...

Ils avaient déjà traverser les deux tiers de cette forêt sans avoir rencontré le moindre problème. Cinquante pas plus loin, la sortie de ce labyrinthe végétal était visible et au-delà, une immense plaine. Ils ne se trouvaient plus qu’à dix mètres de la sortie lorsque les branches au-dessus de leurs têtes émirent un bruissement. Alerté, Haku tira de son sa tunique une longue aiguille et la lança dans la direction du bruit. Le sembon traversa le feuillage. Il n’y eut ni mouvement, ni bruit. Rien.

Zabuza se tourna vers le jeune garçon.

-Arrête de t’amuser et dépêche toi. Nous devons trouver un abri pour ce soir.

Toujours calme, il continua son chemin tandis que Haku le regardait s’en aller comme figé sur place. Le garçon continuait de regarder dans la direction où il avait lancé son projectile, mais il ne trouva aucune réponse. Honteux de lui, il activa le pas et rejoignit Zabuza qui était déjà sortit du bois.

Après avoir dépassé la forêt, Zabuza s’approcha de Haku et lui posa la main sur l'épaule.

-Évite d’afficher ta peur comme sa...

Haku baissa les yeux tout honteux de son comportement.

-Excusez moi...

-Laisse les croire que nous ne les avons pas repéré...

 

 

 

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