Les brumes du passé, chapitre 22

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Chapitre 22 :

 

          Les trois ninjas de Kiri avaient abattu la distance qui les séparait de la planque en moins de temps qu’il ne leur en avait fallu lors de l’aller malgré les blessures qui les faisaient regretter cette course forcée.

          Depuis que Zabuza avait entendu ce bruit de vague démultiplié, Haku et Suigetsu n’avaient pas cesser d’allonger leur foulée sur celle de leur maître dont le visage devenait de plus en plus anxieux.

          -Zabuza-sempai, mais qu’est-ce qui nous oblige à courir comme ça ? demanda Suigetsu essouflé, qu’est-ce qui se passe ?

          Zabuza ne semblait pas avoir entendu la question, à moins qu’il ne faisait que l’ignorer. Mais Haku aussi était soucieux et le fracas qu’il avait entendu tout à l’heure ne lui disait rien de bon.

          -Zabuza-san…fit Haku hésitant.

          Le jeune garçon se demandait si sa propre voix suffirait à ce que Zabuza se décide à répondre à la question, mais il ne put s’en réjouir et se heurta au mur de silence que le déserteur avait érigé autour de lui. Mais son mutisme n’était que la facade d’une concentration poussée à l’extrême ; Haku et Suigetsu allaient le découvrir bien assez tôt.

          Zabuza et ses deux disciples traversèrent, les pieds dans l’eau, une forêt dense. Si dense que les arbres formaient à eux seuls une barrière végétale si compacte que l’on pouvait se demander s’il était possible de la traverser. Une large entaille scarifiait cette forêt vierge, un long cours d’eau traçant un sillon parfaitement droit à travers cet agglomérat de plantes et qui se jettait finalement dans la mer. Courant sur les flots calmes de cette rivière, les trois ninjas de Kiri ne faisaient plus preuve de discrétion ; ils prenaient peut-être encore des chemins loins de tout les regards, mais ils déambulaient au centre de la rivière et le bruit de leurs pas ressemblait à celui d’un troupeau martelant la plaine. Ce fut cela qui rameuta les ombres.

          Une explosion, un geyser jaillit sur la position des trois ninjas, les avalant littéralement. La colonne d’eau avait atteint son apogé que cinq serpentins aquatiques quittèrent sa surface, se dirigeant vers cinq cibles cachées dans la forêt. Immédiatement, cinq humanoïdes tombèrent de leurs branches respectives, atterrissant dans l’onde tumultueuse de la rivière. Zabuza, Suigetsu et Haku réapparurent lorsque la colonne d’eau retomba dans la rivière avec une dizaine de kunais.

          Zabuza avait invoqué cette colonne d’eau pour les protéger des projectiles lancés par leurs cinq agresseurs. La rapidité avec laquelle il avait érigé un tel mur était stupéfiant, ni Haku ni Suigetsu n’avaient entendu leurs ennemis les encercler et encore moins les kunais être lancés ; Zabuza avaient tous ses sens en alerte et cela effrayait ses deux élèves : pour mettre Zabuza dans un tel état, il en fallait.

          Quelque chose ne va pas…

          Le corps d’un de leurs agresseurs flotta près de Haku, qui agrippa le col qui cadavre. Il souleva son crâne et vit un horrible trou au plein centre de sa gorge. Mais Haku détourna le regard sur son front, il portait le bandeau du pays de la pluie, barré d’une cicatrice.

          Que fait un ninja d’Ame no kuni si loin de son pays ?

          Haku lâcha le cadavre qui se laissa aller au grés du courant, le jeune garçon attrapa un autre ninja qui dérivait. Celui-ci portait le bandeau de Suna, le pays du vent, le bandeau était lui aussi marqué du signe des déserteurs. Que faisaient deux ninjas de deux nations différentes si loin de chez eux et ici même pour les tuer ?

          -Des chasseurs de prime… , maugréa Zabuza, envoyé par Gâto…

          Haku se tourna vers son maître, une lueur de curiosité traversait son regard. Zabuza remarqua les yeux de Haku qui l’interrogeaient.

          -Peu de personnes savent que nous nous sommes réfugié ici, expliqua Zabuza, je ne pense pas que ce soit un des notres qui nous ait balancé d’ailleurs, je ne leur ai rien dit de notre itinéraire.

          « Pour nous attendre sur cette route, il fallait déjà savoir que nous l’avions déjà prise pour l’aller et les hommes de Gâto ont vu d’où nous avons déboulé. Gâto a eut le temps d’appeler des hommes de sa connaissance suffisament lâche pour s’attaquer à des blessés de retour de mission. Il voulait surement récupérer l’argent qu’il m’avait promi.

          « Il a essayé de nous doubler…

          Haku resta figé sur les lèvres de Zabuza, il savait que certains hommes se fichaient pas mal de manquer d’honneur dans leurs actions, mais de là à ce que quelqu’un puisse ordonner à ses hommes de mains d’éliminer ses propres employés, et blessés par-dessus le marché, juste pour récupérer de l’argent. Il était peut être naïf de penser que tous les êtres vivants avaient un minimum d’honneur.

          -Et si c’était en rapport avec le bruit de tout à l’heure ? demanda Suigetsu.

          -Impossible, répondit Zabuza, s’il avait été suivi, ses poursuivants ne se seraient pas attaqué à nous.

          Suigetsu acquiesça, le regard perdu sur le sol.

          -Dépéchons-nous.

          Zabuza fit volte-face et continua sa route du même pas allongé. Haku et Suigetsu le suivirent deux mètres derrière lui.

          Pourquoi Zabuza-san est-il si pressé ? Quel est le rapport avec ce bruit de vague ?

          -Qu’est-ce qui le rend si nerveux ? murmura Haku.

          -Plutôt, Qui est-ce qui le rend si nerveux ? reprit Suigetsu.

          Haku se tourna vers Suigetsu. Le garçon lui adressa un sourire suffisant, trop heureux de lui apprendre quelque chose qu’il ne savait pas.

          -Zabuza-sempai a dit que « s’il avait été suivi », précisa Suigetsu, il s’agit d’une personne, d’un homme qui plus est.

          -Et ça nous avance à quoi ? demanda Haku.

          -Que Zabuza-sempai connaît la personne à l’origine de ce bruit de tout à l’heure et que ce n’est pas une coincidence si cette personne vient ici précisément.

          -Donc c’est une personne qui connaît l’endroit où s’est caché Zabuza-san, déduisit Haku, une personne qui était dans le secret de sa retraite après la tentative de coup d’état.

          -Bravo, il t’arrive de réfléchir, railla Suigetsu sur un ton faussement congratulateur.

          Haku ne releva pas la raillerie, tout tournait à plein régime dans son esprit.

          -A qui Zabuza a-t’il parlé de son coup d’état ? Qui était avec lui lors du putsh ?

          -Il y avait Zabuza bien sûr, toi, moi, inventoria Suigetsu, Ichi et Ni, les hommes de mains qui séjournent à la planque, les épéistes du village de Kiri…

          La voix de Suigetsu se tût devant cette évidence, les deux garçons se regardèrent.

          -C’est un des sept épéistes ! soufflèrent les deux ninjas.

          -Mais lequel ? siffla Haku qui sentait toucher au but.

          -Tu crois que je connais leurs noms à tous ? demanda Suigetsu dans un élan de moquerie.

          -C’est toi le spécialiste des épéistes, répliqua Haku.

          Le silence de Suigetsu fut comme une victoire pour Haku, mais il n’était pas temps de se disputer, pas pour si peu, même si Suigetsu y mettait tout son savoir faire.

          Haku leva un regard vers Zabuza, avait-il entendu leur conversation malgré la distance qui les séparait et les murmures de leurs voix ?

          Zabuza-san sait qui c’est…et apparement, ces retrouvailles n’ont pas l’air de le réjouir…

          Haku fit de tête l’inventaire des cachettes de sa tunique où il avait dissimulé ses sembons. Si la rencontre se passait mal, il faudrait éliminer la menace au plus vite et plus vite encore si l’homme en question était un des épéistes de la brume.

          Haku leva les yeux au ciel.

          Tiens ? Le ciel se couvre…

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Y
j'ai vraiment apprecier koike je nai lu ke le 22ch...
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R
Eh bien si ce chapitre t'a plus, je t'encourage à lire les 33 autres, quoique, en me référant à tes commentaires chapitre 23 et 19, tu sembles avoir déjà commencé ^^.J'espère que tu te plairas à consulter mon blog. ;-)Tchao et à bientôt j'espère.