Les brumes du passé, chapitre 23

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Chapitre 23 :

 

            Les arbres aux hautes cimes formaient d’immenses remparts autour de la planque, si rapprochés que même à deux cent mètres de distance il était difficile de distinguer la batisse perchée. Mais Zabuza et sa petite équipe avaient eu l’habitude des lieux depuis qu’ils avaient découvert cet endroit pour la première fois.

            Les trois ninjas de la brume s’étaient dispersés autour de la planque, se fondant dans le paysage, silencieux comme des souris et aussi furtif que des ombres.

            Dés leur arrivée aux alentours de la planque, Zabuza avait remarqué que quelque chose clochait. Le silence qui régnait , mais surtout, les sentinelles qui devaient surveiller les environs n’étaient pas à leurs postes. Ils avaient tout simplement disparu. Ce détail était inquiétant et la prudence du déserteur avait prit le dessus, il avait ordonné à ses deux compagnons de fouiller les environs à la recherche des sentinelles, mais rien.

            -Soit ces abrutis ont délaissé leurs postes, soit quelque chose leur est arrivé, conclua Zabuza dans un murmure, et je penche pour la seconde solution…

            Zabuza montra du doigt des traces longilignes sur le sol.

            -Quelqu’un a été trainé, même plusieurs personnes et toutes ces traces se rejoignent à l’entrée de la planque.

            Haku et Suigetsu acquiescèrent en silence, suivant du regard les longues trainées sur le sol.

            -Ils devaient être nombreux pour mettre en échec cinq sentinelles en même temps, siffla Suigetsu inquiet.

            -Non…contredit Haku, ils n’étaient que deux…enfin…sur le sol je ne vois que deux genres d’empreintes de pas, je ne peux pas dire si d’autres se trouvaient perchés sur les arbres.

            Les trois ninjas avaient levé les yeux au ciel, scrutant les cimes sombres des arbres comme si le ciel allait leur tomber sur la tête. Mais Zabuza regarda la maison perchée dans les arbres.

            -Ils ont surement investi les lieux…Si nos compagnons ne sont pas encore mort, les intrus ont du les séquestrer et ils nous attendent probablement à l’intérieur…

            Malgré leur situation, Zabuza avait esquissé un sourire.

            -J’ai eu raison de prévoir des entrées secrêtes pour entrer et sortir de la planque…elles vont enfin servir à quelque chose…

            En quelques minutes, Zabuza exposa à ses deux disciples son plan d’action, il assigna à chacun un moyen d’entrer discrètement dans la batisse, Haku devrait entrer par le toit. D’après Zabuza, quelques tuiles avaient du jeu et cachaient une entrée pour accéder au grenier. S’ils voyaient un intrus, ils avaient pour consigne de l’attirer à l’extérieur et de l’éliminer le plus discrètement possible.

            -Je doute qu’ils soient nombreux, avoua Zabuza, si c’est celui à qui je pense, il n’est pas un habitué des raids en groupe. Mais la façon d’éliminer les sentinelles…c’etait…trop propre…Il se peut qu’il soit accompagné d’une ou deux personnes pas plus, mais faites attention.

            Les deux jeunes garçons acquiescèrent silencieusement. Les trois ninjas de la brume se regardèrent dans un pieux silence, s’adressant presque un adieu. Zabuza fit un signe de tête et rapide comme l’éclair, ils se dispersèrent.

 

            Haku grimpait lentement sur l’écorce de l’arbre qui soutenait la demeure tel un écureuil. Le toit de la planque n’était plus qu’à quelques mètres et Haku ne semblait pas s’être fait repéré, pas encore du moins…

            Arrivé à bonne hauteur, le ninja sauta de son perchoir et atterit avec souplesse sur les tuiles entrecroisées qui cliquetèrent à sa réception. Haku tendit l’oreille, inquiet qu’on l’ait entendu. Mais rien ne s’était passé, jusque là, il n’y avait pas de problème.

            Haku marcha le long du toit pour se diriger vers le centre, il eut beau regarder, aucune ouverture ne venait enlaidir la régularité des tuiles.

            Mais un ninja doit voir au-delà des choses…

            Haku s’accroupit et glissa ses doigts sous une tuile, il la retira lentement et un panneau de bois apparu juste en-dessous. Le garçon ne put réfréner un sourire invisible sous son masque. Il retira d’autres tuiles et découvrit la trappe en question, un lourd anneau de métal ornait le centre de la porte. De ses deux bras, Haku souleva le lourd panneau qui dégagea dès son ouverture poussière et relents de moisi. Il se glissa dans le trou, pénétrant dans la pénombre. Haku ne voyait strictement rien.

« Dirige toi vers la source de lumière, c’est là que tu pourras pénétrer au second étage » avait dit Zabuza, mais comment trouver de la lumière lorsque tout autour de soi n’était que ténèbres. Haku leva la tête, regardant encore la trappe qui lui avait permis de pénétrer dans ce lieu. Il tira sur l’anneau et referma le panneau de bois en faisant le moins de bruit possible. Son unique source de lumière avait disparu et tout sembla encore plus sombre qu’avant, sauf un rai de lumière qui émanait du sol trois mètres devant Haku. Le shinobi marcha lentement, s’assurant de ne pas faire craquer une seule planche. Il s’accroupit vers la source de lumière et vit une fissure dans le bois. Il baissa son visage au niveau du sol et jeta un coup d’œil par ce trou. L’œilleton offrait une vue sur une chambre à coucher, la chambre de Zabuza.

            Personne n’était en vue, aucun bruit suspect n’émanait de l’endroit, tout était calme. Haku se redressa et passa ses doigts dans l’ouverture et fit glisser le panneau de bois. Haku passa la tête et regarda tout autour de lui : la chambre de Zabuza était une grande pièce circulaire sans ornement, très neutre, seul un grand lit deux places meublait l’intérieur et au grand soulagement de Haku, personne ne l’attendait.

            Le jeune ninja agrippa fermement le bord du plafond et fit passer son corps à travers le trou dans une pirhouette lente et gracieuse au dessus du sol. Il lâcha prise et attérit sur le plancher sans faire le moindre bruit. Haku se figea et tendit l’oreille, rien, pas un bruit. Le jeune homme s’avança vers la porte et colla son oreille, toujours aucun bruit. Il actionna la poignée et ouvrit la porte avec une lenteur démesurée. Il y risqua un œil, mais le maigre champ de vision que lui offrait l’interstice de la porte était insuffisant. Il l’ouvrit en grand, armes à la main, s’attendant à ce qu’on lui tombe dessus, mais toujours rien n’y personne.

            Ils ont déserté les lieux ma parole…

            Haku passa la porte et se dirigea vers l’escalier à sa droite. Aucune marche ne craqua sous ses pieds lorqu’il arriva à l’étage du dessous, mais il n’y avait pas âme qui vive ici non plus, toujours aucun ennemi en vue. Haku allait se diriger vers le rez-de-chaussée lorsqu’un fracas incroyable s’éleva des méandres de l’escalier qu’il s’apprétait à prendre. Le garçon se jeta sur le côté, sembon en main, le souffle cout.

            Quelqu’un monte ? Non…il se passe quelque chose en bas…des bruits de lutte…

            Haku se glissa dans les escaliers et descendit chaque marche avec une infinie précaution. Lorsqu’il arriva au rez-de-chaussée, il vit aussitôt une forme sombre devant lui. Le jeune garçon faillit trébucher tellement il était surpris mais il agrippa le mur qui cachait l’escalier et se colla contre la cloison.

            Il ne m’a pas vu…et je n’ai même pas senti sa présence, comment c’est possible ?!

            Haku chercha à conserver son calme, mais l’adrénaline qui traversait son cerveau ne voulait pas se dissiper. Haku jeta un coup d’œil, la forme sombre était toujours là. Il devait être haut de deux mètres et portait une étrange cape noire ornée de nuages rouges. Haku n’avait jamais vu un tel accoutrement, ni cette chose qu’il portait en travers du dos : de longues bandes de tissu étaient enroulées autour d’une sorte de cylindre, le manche surmonté d’un crâne révélait la nature de l’arme, une lame. Mais l’aspect cylindrique ne collait pas à l’image que se faisait Haku.

            Une arme spéciale…Une des sept épées légendaires…

            Le bruit d’une porte qui claque retentit tout à coup. Haku se colla encore plus contre la cloison. Un bruit de pas se rapprochait dans sa direction ! On l’avait repéré ? Non, le bruit s’était tut, puis un bruit sourd retentit sur le plancher.

            -Je me demandais bien quel était ce bruit, souffla une voix.

            -Tu n’avais qu’à aller voir par toi même, répliqua une seconde au timbre calme.

            Deux hommes conversaient, Haku risqua un œil et vit une nouvelle personne revetue de la même tenue que la première. Haku n’avait pas vu le visage du premier car celui-ci était de dos, mais maintenant, il se tenait de profil, parlant face à face à son compagnon.

            Haku reconnu immédiatement l’homme à la peau bleue et aux allures de requin, il était là quand Zabuza avait élaboré son coup d’état, mais Haku ne parvenait pas à lui coller un nom. Le second personnage, lui, avait la tête couverte d’un chapeau en cone traditionnel. Les longues bandes qui pendaient de son couvre-chef cachaient les traits de son visage.

            Mais Haku regarda aux pieds des deux hommes, une forme immobile y était prostrée : Suigetsu.

            -Tu l’as trouvé où ? demanda l’homme aux allures de requin.

            -Dans la cave, là où j’ai enfermé les occupants. Ils faisaient un tel vacarme que j’ai voulu m’assurer de ce qui se passait et lorsque j’ai ouvert la porte, ce gamin m’est sauté dessus…

            -D’ailleurs, il fait une drôle de tête…c’est quoi ce liquide qui suinte de son corps ? C’est pas du sang…

            -J’ai découvert ça aussi, répondit l’autre, a chacun de mes coups, son corps s’est liquéfié puis s’est réassemblé sous mes yeux…

            Haku ne voyait pas le visage de l’homme sous son chapeau, mais son regard brûlait d’envie.

            -C’est…fascinant…

            -En tout cas, si le petit Suigetsu est là, son maître ne doit pas être loin, fit Kisame.

            Le ninja d’Akatsuki se tourna brusquement vers l’entrée comme s’il avait repéré quelque chose. Il fit quelques pas puis se figea juste à deux mètres de l’ouverture, sa main était serrée autour de la garde de son arme.

            -Pas la peine de te cacher Zabuza, je ne suis pas là pour te tuer…

            Une silhouette apparue juste en face de Kisame, Zabuza se tenait juste devant lui, sa lame sur l’épaule. Les deux ninjas se regardaient en chien de faïence, attendant que l’autre se décide à faire un geste. Ce fut le ninja-requin qui posa sa lame contre le mur et empoigna la main que lui tendait Zabuza.

            -Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vu l’ami.

            -Ta gueule de poisson me manquait, railla Zabuza.

            -Je m’en doutais bien…

            Les deux ninjas, après trentes secondes de retrouvailles, se figèrent dans un même élan. Zabuza savait comment Kisame était imprévisible et réciproquement.

            -D’habitude, on prévient lorsqu’on veut rendre visite à quelqu’un, releva Zabuza.

            -Quand c’est un ami, on lui fait la surprise, répondit Kisame du tac au tac.

            -En séquestrant ses hotes et en les assomant? Répliqua Zabuza en désignant de la tête Suigetsu inconscient.Tu as une drôle idée de la surprise.

            Kisame haussa des épaules.

            -T’inquiètes, on ne vient pas déranger longtemps…

            Zabuza hocha de la tête et fixa le compagnon de Kisame.

            -Et c’est qui ça ?

            -Juste mon équipier…

            Le ninja en question se découvrit et fixa d’un air supérieur le ninja de Kiri qui lui servait d’hote. Son visage était une tâche blanche au milieu de ses longs cheveux couleur de jais. Ses yeux réptiliens étaient cerclés par deux longues arabesques violettes qui couraient sur son visage.

            -…je te présente Orochimaru.

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Y
KYAH!!!!!!!!!!!Kisame est 1 tro bo gosse!!!!!!!!. KISAME EN FORCE!!!!!!!!!!!
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